Cahier dans La Presse + le 15 avril

Laissez votre trace Assurez-vous que votre entreprise vous survivra

À l’aube de la retraite, un grand nombre d’entrepreneurs québécois vont devoir choisir entre mettre la clé sous la porte ou transférer leur entreprise à la relève. Malgré la durée et les embûches du transfert, les cédants peuvent compter sur l’aide de partenaires publics et privés. Ce cahier s’inscrit dans le cadre d’initiatives de sensibilisation aux défis d’une relève réussie.

La relève, c’est possible !

Pour la troisième année consécutive, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et le Fonds de solidarité FTQ appellent conjointement au passage à l’action pour assurer la pérennité de nos PME à la veille des départs à la retraite de leurs propriétaires. Le défi de la relève entrepreneuriale est grand; il mérite notre plein engagement. Dans l’étude de 2014 intitulée Le transfert des entreprises à la relève : un enjeu majeur pour l’économie du Québec et la pérennité des PME, un constat est frappant : si rien n’est fait, l’enjeu de la relève entrepreneuriale se fera sentir dans toutes les sphères de l’économie : emploi, investissements, compétitivité, développement régional, revenus fiscaux et prospérité du Québec. Malgré l’importance cruciale du transfert d’entreprise pour notre économie, les entrepreneurs hésitent souvent à s’embarquer dans ce processus long et complexe, voire à dévoiler leurs intentions vu le caractère émotionnel et stratégique d’un tel changement. L’enjeu de la relève entrepreneuriale est bel et bien vivant! Pourtant, les transferts réussis sont nombreux, pour preuve les trois beaux témoignages que nous vous offrons dans ce cahier. La clé du succès se résume en deux mots : planification et accompagnement. Si vous envisagez de céder votre entreprise, sachez que vous pouvez compter sur l’aide d’intervenants qualifiés pour planifier et obtenir le soutien financier essentiel à votre démarche. Parce qu’un transfert réussi, c’est possible, nous vous invitons à relever le défi de la relève!

Michel Leblanc Président et chef de la direction Chambre de commerce du Montréal métropolitain
Gaétan Morin Président et chef de la direction, Fonds de solidarité FTQ

Mot du ministre François Blais

Préparer nos entreprises aux défis de la relève entrepreneuriale.

Le gouvernement du Québec est fier de s’associer au RDV Relève 2016, organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et le Fonds de solidarité FTQ. La situation entrepreneuriale du Québec est un enjeu constant pour notre gouvernement. Selon une étude de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain effectuée dans le cadre du premier RDV Relève, près de 30 % des propriétaires qui envisagent de prendre leur retraite d’ici les 10 prochaines années comptent fermer leur entreprise sans chercher à la vendre. Il s’agit là d’une situation préoccupante, puisque les entreprises sont le moteur de l’économie québécoise et qu’un grand nombre d’emplois sont en jeu. Il est de notre devoir de soutenir nos entreprises et de les préparer à faire face aux défis de la relève entrepreneuriale. Les enjeux entourant le transfert d’une entreprise sont complexes et multiples. À cet effet, je rappelle que les entrepreneurs désirant obtenir du soutien en matière de gestion des ressources humaines et de développement des compétences pour planifier le transfert de leur entreprise peuvent s’adresser à Emploi-Québec. Enfin, j’invite celles et ceux concernés par ces enjeux à profiter du RDV Relève 2016 afin d’explorer des pistes de solution et de bénéficier de l’expertise des gens qui y participeront. Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale,

François Blais

Consultez le site web du Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale http://www.mess.gouv.qc.ca/

La relève au Québec en 10 points

Entre 8000 et 10 000 entreprises 1

menacées de fermeture d’ici les 10 prochaines années. Cela entraine une perte brute totale de 8,2 à 12 G$ en PIB et de 79 000 à 139 000 emplois.

40% 4

des entrepreneurs âgés de 65 ans choisissent de fermer leur entreprise parce qu’ils ne peuvent pas trouver de repreneurs.

78% 1

L’identification de la relève est l’obstacle le plus important selon 78 % des propriétaires d’entreprise.

92% 3

des propriétaires pensent que le manque de relève au sein des PME aura une incidence sur la croissance de l’économie québécoise.

66% 3

des propriétaires préfèrent un repreneur interne (membre de leur famille ou employé).

Moins de 60% 2

des entrepreneurs de 55 ans connaissent la juste valeur marchande de leur entreprise.

Seuls 17,5% 1

des Québécois qui se lancent en affaires privilégient la reprise ou le rachat d’une entreprise existante.

83% 1

des propriétaires québécois sous-estiment le temps que peuvent prendre la préparation et la réalisation d’un transfert d’entreprise.

50% 2

des entrepreneurs québécois ne disposent d’aucune planification concernant le transfert de la direction de leur entreprise.

58% 3

des propriétaires avouent connaître une difficulté psychologique à vendre leur entreprise.

 

Sources:
1 - Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Le transfert des entreprises à la relève : un enjeu majeur pour l’économie du Québec et la pérennité des PME, juin 2014.
2 - Centre de vigie et de recherche sur la culture entrepreneuriale de la Fondation de l’entrepreneurship, en collaboration avec la Caisse de dépôt et placement du Québec. La relève est-elle au rendez-vous au Québec?, novembre 2010.
3 - CROP-RCGT. Sondage La relève entrepreneuriale : un enjeu de taille pour l’avenir économique du Québec, novembre 2013.
4 - Fondation de l’entrepreneurship. Sondage, 2010.

Ils ont laissé leur trace

EIJ: la troisième génération prend la relève !

Selon l’étude Le transfert des entreprises à la relève : un enjeu majeur pour l’économie Québec et la pérennité des PME, seuls 10 % des entreprises passent le cap de la deuxième génération. Équipements industriels Joliette (EIJ), distributeur industriel, spécialisé dans la fourniture et les services MROP, est une de celles-là. C’est le père de Louis Desrochers qui a fondé EIJ. Il y a cinq ans, Louis l’a cédée à sa fille Marie- Claude. À l’époque, Louis possédait deux entreprises, ce qui commençait à devenir fatigant. « J’avais reçu des offres sérieuses pour EIJ, mais il n’était pas question pour moi de vendre », déclare-t-il. Marie-Claude aspirait à reprendre l’entreprise et elle s’y était préparée. Elle avait fait les études pour ça et son père s’est chargé lui-même de sa formation pratique en la faisant travailler dans tous les services. Les deux dernières années, père et fille ont codirigé l’entreprise. « Elle a pris les rênes progressivement. Nous avions des bureaux voisins. Je voyais bien qu’elle prenait de plus en plus d’assurance. » La relève a duré dix ans. Il n’y a pas eu de frictions particulières au sein de la famille. Quant aux employés et aux clients, ils se sont habitués petit à petit à Marie-Claude. « Chaque fois que je rendais visite à nos clients, Marie-Claude m’accompagnait. Quand je me suis définitivement retiré, il n’y a pas eu de choc. » Louis n’a pas suivi de formation particulière, mais il a demandé conseil aux professionnels de son entourage (fiscaliste, comptable, avocat). La fiscalité actuelle pénalise le transfert familial, mais dans son cas, l’idée n’était pas de maximiser le prix de vente. Louis et Marie-Claude ont eu leur lot de difficultés. « Les deux premières années, Marie-Claude était un peu inconfortable dans ses souliers. Mais les deux années suivantes, elle avait compris comment réaliser son plan. » Au cours de ses 34 années de carrière, Louis n’a jamais été aussi inquiet. « C’est comme quand tu t’assois dans le siège du passager après avoir conduit toute ta vie. Après le transfert, j’avais peur de tout. Le monde est en changement. Ma méthode avait besoin d’être mise à niveau. » Chaque transfert est unique. « Nous avons suivi notre cheminement logique à nous. Je crois qu’il faut se fixer des objectifs clairs et surtout prendre son temps. Ça a pris plusieurs années à Marie- Claude pour atteindre l’objectif qu’elle s’était fixé. Depuis un an, elle est heureuse », conclut Louis avec fierté.

Louis Desrochers et sa fille Marie-Claude signent le transfert

Consultez le site web d’Équipements industriels Joliette http://www.eij.ca

Une coopérative, la solution de continuité pour PANTOUTE

Il y a deux ans, lorsque Denis LeBrun a souhaité vendre sa librairie parce que l’heure de la retraite avait sonné, il était sûr d’une chose : il ne vendrait pas à une chaîne. « Je voulais que Pantoute reste indépendante. » Quand d’autres librairies l’ont contacté, sa décision était prise; il la céderait à ses employés. Deux employées à des postes à responsabilité ont acheté la moitié des 51 % des parts que M. LeBrun et sa conjointe, Claire Taillon, possédaient et ont créé une société à but lucratif. Leurs collègues, regroupés en coopérative, se sont portés acquéreurs de l’autre moitié. « Cette organisation fonctionne à merveille; les deux gestionnaires prennent les décisions et la coopérative donne toute sa force à la librairie. » Le transfert s’est déroulé sans anicroche, les différentes parties s’étant fait épauler par leur avocat

J’ai cherché de l’aide auprès d’un fiscaliste dont nous étions clients, j’ai écouté ses conseils et ceux du Centre local de développement. J’ai suivi aussi la formation en vente d’entreprise dispensée par l’Association des libraires du Québec. »
 

respectif et la coopérative ayant reçu le financement de Filaction. « Ça a pris le temps que j’avais estimé, un an et demi environ », déclare M. LeBrun. Les deux gestionnaires connaissaient très bien la librairie et son fonctionnement. Leur plan de reprise était bien ficelé. Mme Taillon, alors gérante des deux succursales, est restée huit mois après la vente pour les conseiller. M. LeBrun, lui, avait fait ses adieux à ses employés, à sa fidèle clientèle et à son métier un an auparavant lors d’une campagne de communication de grande envergure dans le cadre des 40 ans de Pantoute. Un catalogue, distribué à 40 000 exemplaires, retraçait l’histoire de la librairie et annonçait la reprise. Certes, la décision n’a pas été facile à prendre. « Pantoute, c’est toute ma vie », déclare M. LeBrun qui avait mis le pied à l’étrier en devenant propriétaire d’une petite librairie de livres usagés avant de fonder l’institution phare de 40 000 titres que Pantoute est aujourd’hui. M. LeBrun est un homme heureux. En privilégiant une reprise par ses employés, il a assuré le maintien des emplois et la continuité de Pantoute. Bien sûr, les nouvelles gestionnaires ont apporté leur touche personnelle, mais l’esprit Pantoute survit. « Tous les employés sont fiers d’être propriétaires, ça leur donne une motivation supplémentaire. J’ai plaisir à aller à la librairie, et j’y suis toujours accueilli avec un grand sourire.

Denis Lebrun, l’ancien propriétaire de la librairie

Consultez le site web de la Librairie Pantoute http://librairiepantoute.com

La relève, une adaptation de plus pour INFOPRESSE

Quand vous êtes aux commandes de l’entreprise que vous avez créée, la relève est bien souvent le cadet de vos soucis. Bruno Gautier, fondateur du groupe média Infopresse, est en cela atypique. « J’ai commencé à penser à la suite il y a dix ans », déclare M. Gautier, 62 ans, qui a vendu son entreprise il y a six mois. M. Gautier approche alors des groupes et des investisseurs potentiels, mais le repreneur, il le trouve à l’interne en la personne d’Arnaud Granata, qui occupe la vice-présidence et la direction des contenus depuis 2009. Clodine Chartrand rejoindra plus tard M. Granata en tant que vice-présidente et chef des opérations de l’entreprise. « À prix de vente égal, je préférais une solution à l’interne. Ça offre une continuité. Et c’est beaucoup plus simple. » M. Gautier est devenu actionnaire minoritaire. Il n’est plus dans les opérations, la « relève » s’occupant de tout. Il assiste uniquement aux réunions du conseil d’administration. « Après 30 ans à la direction, difficile d’éviter les émotions », déclare M. Gautier. Les employés avaient toutefois été préparés. « Il n’y a pas eu de choc, même si ça a été plus difficile pour certains. » L’annonce au grand public s’est faite sous forme de communiqué. Les clients se sont alors mis à parler directement aux repreneurs, qui bénéficient toujours du soutien et des conseils de M. Gautier. « Ce n’est pas une ligne droite », déclare M. Gautier à propos du processus de transfert. « C’est d’ailleurs plein de surprises et d’imprévus. » M. Gautier n’a pas suivi de formation particulière, mais il a su se faire accompagner. Lafond et associés, consultants d’Infopresse depuis 20 ans, ont examiné les nombreux aspects de la relève tels que les forces et faiblesses des repreneurs. Le financement de la transaction a été réalisé avec la collaboration de Desjardins Capital de risque et du Fonds Relève Québec. M. Gautier n’a pas mis en œuvre de stratégie fiscale particulière : « Tout est en place, on paie des impôts. » M. Gautier est convaincu du succès de la relève. « On verra si les résultats sont là dans quelques années, mais ils ont tous les atouts. C’est un secteur qui change, mais nous sommes reconnus pour avoir su nous adapter. »

Céder son entreprise n’est pas un réflexe naturel. Pourtant, il faut s’y prendre tôt pour se faire à l’idée, pour savoir ce qu’on veut faire et comment. Mes filles n’étaient pas intéressées. Il fallait penser à une autre solution. »
 

Chartrand rejoindra plus tard M. Granata en tant que vice-présidente et chef des opérations de l’entreprise. « À prix de vente égal, je préférais une solution à l’interne. Ça offre une continuité. Et c’est beaucoup plus simple. » M. Gautier est devenu actionnaire minoritaire. Il n’est plus dans les opérations, la « relève » s’occupant de tout. Il assiste uniquement aux réunions du conseil d’administration. « Après 30 ans à la direction, difficile d’éviter les émotions », déclare M. Gautier. Les employés avaient toutefois été préparés. « Il n’y a pas eu de choc, même si ça a été plus difficile pour certains. » L’annonce au grand public s’est faite sous forme de communiqué. Les clients se sont alors mis à parler directement aux repreneurs, qui bénéficient toujours du soutien et des conseils de M. Gautier. « Ce n’est pas une ligne droite », déclare M. Gautier à propos du processus de transfert. « C’est d’ailleurs plein de surprises et d’imprévus. » M. Gautier n’a pas suivi de formation particulière, mais il a su se faire accompagner. Lafond et associés, consultants d’Infopresse depuis 20 ans, ont examiné les nombreux aspects de la relève tels que les forces et faiblesses des repreneurs. Le financement de la transaction a été réalisé avec la collaboration de Desjardins Capital de risque et du Fonds Relève Québec. M. Gautier n’a pas mis en œuvre de stratégie fiscale particulière : « Tout est en place, on paie des impôts. » M. Gautier est convaincu du succès de la relève. « On verra si les résultats sont là dans quelques années, mais ils ont tous les atouts. C’est un secteur qui change, mais nous sommes reconnus pour avoir su nous adapter. »

Bruno Gautier, fondateur du groupe média Infopresse

Consultez le site web d’Infopresse http://www.infopresse.com

Des experts vous conseillent

Le CTEQ : le dynamisme entrepreneurial passe par la Relève

Le Centre de transfert d’entreprise du Québec (CTEQ) est chargé d’accompagner les entrepreneurs québécois tout au long du processus de transfert d’entreprise. Dans la vie d’un entrepreneur, le transfert est une étape unique. « Le rôle du CTEQ est de clarifier et de faciliter ce processus dans le double objectif de réussir le transfert et de donner un maximum de chances au succès futur de l’entreprise », déclare M. Vincent Lecorne, directeur général.

Le confident

L’équipe du CTEQ est déployée partout au Québec avec des conseillers actifs sur le terrain. « Chaque transfert d’entreprise est une histoire unique avec ses aspects humains et ses enjeux émotionnels », affirme M. Lecorne. C’est dans le respect de la confidentialité que le CTEQ place à la base de son offre de services l’établissement d’une relation de confiance avec les entrepreneurs. Ceux-ci peuvent s’adresser au CTEQ quelle que soit l’étape à laquelle ils sont rendus.

L’accompagnateur

L’entrepreneur expose ses intentions et ses attentes, ce qui permet d’effectuer un premier diagnostic quant à la transférabilité de l’entreprise. « Certains entrepreneurs ont besoin d’un accompagnement complet, tandis que d’autres recherchent quelques conseils pour finaliser leur démarche », poursuit M. Lecorne. Si le transfert est jugé viable, un plan déterminant les actions prioritaires est mis sur pied. Dans tous les cas, l’approche doit être globale. Le CTEQ aiguille l’entrepreneur vers les ressources et experts appropriés, mais à tout moment, ce dernier est libre de ses choix. « Il s’agit de dynamiser le processus, l’objectif étant aussi de limiter les coûts », déclare Audrey Azoulay, directrice, Stratégie et développement de l’organisation.

L’entremetteur

Reste la question délicate du repreneur, le choix n’étant pas toujours évident. C’est la raison pour laquelle le CTEQ crée les liens entre les entrepreneurs. L’organisation dispose ainsi de l’Index, une base de données de cédants, de repreneurs et d’experts en transfert, qui lui permet de faire du maillage. Créé en 2015, le CTEQ a dévoilé son offre de services en décembre dernier. Les entrepreneurs qui souhaitent réussir le transfert de leur entreprise ont depuis lors une porte où aller frapper.

Consultez le site web du Centre de transfert d’entreprise du Québec ctequebec.com

Raymond Chabot Grant Thornton : au plus près de cédants

Éric Dufour, leader national en transfert d’entreprise chez Raymond Chabot Grant Thornton, le clame haut et fort : « Il n’y a pas d’échec (en matière de transfert), il n’y a que des solutions. Il suffit de se donner le bon temps et de bien identifier les enjeux.

Sur le terrain

Dans la mesure où les comptables et fiscalistes sont les confidents de 95 % des entrepreneurs, allait de soi que Raymond Chabot Grant Thornton se donne pour mission de conforter les entrepreneurs face à leurs craintes. À travers son réseau, qui englobe le Québec et les régions d'Ottawa et d'Edmundston, la firme a mis en place des équipes pluridisciplinaires constituées d’un conseiller en ressources humaines et management, d’un comptable, d’un fiscaliste ainsi que d’un psychologue industriel et chapeautées par un intégrateur.

L’équipe combine le chaud et le froid », déclare M. Dufour, soulignant la intégrateurs chargés de comprendre les résistances cachées et de les transmettre aux autres membres de l’équipe qui proposeront des mesures concrètes dans leurs domaines de spécialisation.
 

Des rouages plutôt que des étapes

Lors de rencontres entre l’entrepreneur et l’intégrateur, cinq zones de résistance sont identifiées : le deuil du cédant, la confiance face à la relève, la faisabilité financière, la fiscalité et le financement de la transaction. Raymond Chabot Grant Thornton bâtit alors un plan de relève qui prend entre cinq et huit ans. Il faut parler de rouages plutôt que d’étapes, car, selon le transfert, certaines zones de résistance demanderont un travail plus profond de la part de certains membres de l’équipe intégrée, des formations MPA ou l’intervention d’un partenaire de la firme.

Gagnant-gagnant

« Le transfert ne présente que des avantages », insiste M. Dufour. Il permet, d’une cédant de garantir sa retraite et de voir son entreprise propulsée vers une nouvelle réussite et, d’autre part, de développer les ressources, d’investir dans la modernisation de l’entreprise, de retenir la main-d’œuvre qualifiée et de créer ainsi innovation et richesse au Québec. « C’est gagnant pour tout le monde », conclut M. Dufour.

Consultez le site web de Raymond Chabot Grant Thornton http://www.rcgt.com/transfert-entreprise

Aide - mémoire

  • Avez-vous clarifié vos intentions? (Souhaitez-vous, par exemple, vous retirer définitivement ou conserver un rôle au sein de votre entreprise?)
  • Avez-vous arrêté votre choix quant au repreneur? (Par exemple, l’entreprise restera-t-elle familiale?)
  • Connaissez-vous la valeur actuelle de votre entreprise?
  • Avez-vous évalué le financement du transfert de votre entreprise?
  • Avez-vous évalué vos besoins financiers post-transfert?
  • Vous êtes-vous bien informé sur la fiscalité liée au transfert?
  • Avez-vous déterminé le montant de la transaction?